Chute de cheveux à l'automne : ce qui est normal, sur cheveux texturés
Chaque automne, la même scène revient. Plus de cheveux dans la brosse, sous la douche, sur l'oreiller. Et une question : qu'ai-je fait de mal ?
Rien, le plus souvent. C'est la réponse que vous ne lirez nulle part.
Perdre ses cheveux à l'automne n'a rien d'anormal
Un cheveu ne pousse pas en continu. Il traverse des phases : croissance, repos, chute, puis repousse. À chaque instant, une partie de votre chevelure est déjà au repos, prête à tomber.
Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est la norme.
Ce qui change à l'automne, c'est le rythme. Dès les années 1990, des travaux de chronobiologie capillaire ont révélé un cycle saisonnier : un pic de croissance porté par la lumière d'été, suivi quelques mois plus tard d'un pic de repos. L'automne ne fait que rattraper l'été.
Sur cheveu texturé, on confond souvent chute et casse
Le cheveu bouclé, frisé ou crépu est hélicoïdal, il tourne sur lui-même. À chaque point de torsion, la fibre s'amincit. C'est là qu'elle cède, en premier.
Une chute laisse un bulbe. Une casse laisse une pointe nette.
Regardez la racine du cheveu tombé : une extrémité blanche ou translucide signe une chute naturelle. Pas de bulbe, une longueur irrégulière d'un cheveu à l'autre, des repousses qui semblent stagner : c'est de la casse, liée au démêlage, à une coiffure protectrice portée trop longtemps, à une tension répétée sur des longueurs déjà fragilisées.
Le vrai signal, ce n'est pas la quantité. C'est la régularité.
Une chute saisonnière se résorbe seule, en quelques semaines. Elle ralentit, puis s'arrête, sans que rien n'ait changé à votre routine.
Une chute qui dure n'est plus une saison. C'est un signal, et il mérite un avis médical, pas un soin de plus.
Chez les cheveux texturés, l'automne cumule souvent deux causes : la chute physiologique, et la casse accumulée après des mois de manipulation, de chlore, de soleil, de coiffures serrées pour l'été. On croit à une catastrophe. C'est une addition de causes ordinaires.
Ce que ça change, concrètement
Pas de panique, ni de produits en plus. Avant l'hiver, deux gestes suffisent : une hydratation renforcée sur les longueurs, pour limiter la casse liée à la sécheresse qui s'installe ; un démêlage plus lent, toujours sur cheveux humides et chargés de soin.
Le problème n'a jamais été de perdre des cheveux en automne. C'est de ne jamais savoir lesquels vous perdez.
Le diagnostic capillaire Maison Toinon est pensé pour lever ce doute. Apprenez en plus sur votre nature, votre porosité, ce que traverse réellement votre chevelure.